Identifier le chauffage le plus économique selon le logement
Points clés
- Le chauffage le plus économique pour une maison classique est une PAC air-eau, notamment grâce aux aides des pouvoirs publics, avec un coût moyen de 22 300 € à 46 400 € sur 15 ans.
- Gardez à l’esprit que l’isolation est la seule solution pour réduire significativement les coûts de chauffage sur le long terme.
- Pour une passoire thermique, le mode de chauffage le plus économique est une chaudière à granulés ou une PAC géothermique, car ces logements ont besoin d’une eau de chauffage haute température.
- Pour un appartement, le système de chauffage le plus économique est une PAC air-air ou une chaudière gaz à condensation, selon la configuration de l’immeuble.
Comment calculer le coût total d’un chauffage ?
Identifier le chauffage le plus économique ne se résume pas à comparer le coût annuel en matière d’énergie.
Certes, le coût du kWh est important, mais ce n’est qu’un facteur qui doit entrer dans un calcul plus complexe pour vous aider à bien choisir.
Pour vous donner une vision réaliste de votre futur coût de chauffage, je vous propose d’additionner :
- L’investissement initial.
- La consommation d’énergie sur 15 ans.
- Les frais d’entretien sur 15 ans.
- Les réparations projetées sur 15 ans.
- Les aides des pouvoirs publics.
Les projections que j’utilise sont une moyenne calculée avec la hausse constatée depuis 2015, l’inflation moyenne de 2 % et un scénario intermédiaire.
La période de projection de 15 ans correspond à la durée de vie moyenne des appareils de chauffage (dont certains ont toutefois une durée de vie qui peut atteindre 25 ans).
Notez que pour la consommation, on part du besoin en chaleur du logement, en kWh/an. On le rapporte au rendement réel des appareils envisagés.
Ce rendement réel est exprimé par différents indicateurs, selon les systèmes.
- L’ETAS : pour les chaudières ou les poêles.
- Le SCOP : pour les PAC (Pompes à Chaleur).
- Le rendement brut : 100 % pour les radiateurs électriques.
Évolution des prix de l’énergie et projection
Avant de comparer les systèmes et de pointer les moyens de chauffage les plus économiques, il est impératif d’identifier le coût des énergies et leurs projections sur 15 ans.
- L’électricité : en 2025, moyenne de 0,2368 €/kWh, évolution de 3,2 % par an jusqu’en 2040.
- Le gaz naturel : en 2025, environ 0,1515 €/kWh, évolution de 4,8 % par an jusqu’en 2040 (très affecté par l’ETS2 dès 2028).
- Le fioul domestique : en 2025, tarif moyen de 0,1143 €/kWh, évolution de 4,0 % par an jusqu’en 2040.
- Les granulés de bois : en 2025, moyenne de 0,0774 €/kWh, évolution de 2,4 % par an jusqu’en 2040.
- Le bois bûche : en 2025, on compte 0,0469 €/kWh, évolution de 2,7 % par an jusqu’en 2040.
c€ TTC par kWh, observé jusqu’en 2025, projection jusqu’à 2040
| Année | Électricité | Gaz naturel | Fioul domestique | Granulés de bois | Bois bûche |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 15,55 | 7,94 | 7,11 | 5,83 | 3,40 |
| 2016 | 15,82 | 7,35 | 6,38 | 5,67 | 3,45 |
| 2017 | 15,79 | 7,39 | 7,48 | 5,69 | 3,50 |
| 2018 | 16,17 | 7,91 | 9,20 | 5,87 | 3,50 |
| 2019 | 16,74 | 8,74 | 9,39 | 6,15 | 3,50 |
| 2020 | 17,70 | 8,15 | 7,69 | 6,15 | 3,80 |
| 2021 | 18,20 | 8,19 | 9,12 | 6,20 | 3,80 |
| 2022 | 19,48 | 10,35 | 14,94 | 10,14 | 4,10 |
| 2023 | 22,10 | 12,33 | 12,77 | 10,19 | 4,40 |
| 2024 | 26,30 | 14,01 | 12,12 | 7,94 | 4,54 |
| 2025 | 23,68 | 15,15 | 11,43 | 7,74 | 4,69 |
| 2026 | 24,40 | 15,80 | 11,80 | 7,90 | 4,80 |
| 2027 | 25,20 | 16,50 | 12,20 | 8,10 | 4,90 |
| 2028 | 26,00 | 18,30 | 14,10 | 8,30 | 5,10 |
| 2029 | 26,80 | 19,10 | 14,50 | 8,50 | 5,20 |
| 2030 | 27,70 | 19,90 | 15,00 | 8,70 | 5,30 |
| 2031 | 28,60 | 20,70 | 15,50 | 9,00 | 5,50 |
| 2032 | 29,50 | 21,60 | 16,00 | 9,20 | 5,60 |
| 2033 | 30,40 | 22,60 | 16,50 | 9,40 | 5,80 |
| 2034 | 31,40 | 23,60 | 17,00 | 9,60 | 5,90 |
| 2035 | 32,40 | 24,60 | 17,50 | 9,90 | 6,10 |
| 2036 | 33,50 | 25,70 | 18,10 | 10,10 | 6,30 |
| 2037 | 34,50 | 26,90 | 18,70 | 10,40 | 6,40 |
| 2038 | 35,70 | 28,10 | 19,30 | 10,60 | 6,60 |
| 2039 | 36,80 | 29,40 | 20,00 | 10,90 | 6,80 |
| 2040 | 38,00 | 30,80 | 20,60 | 11,10 | 7,00 |
Sources : SDES (Conjoncture mensuelle de l’énergie), ADEME.
© Homiz
La projection jusqu’en 2040 est réalisée en faisant une moyenne de la hausse constatée depuis 2015, de l’inflation à 2 % et d’un scénario intermédiaire (l’ETS2 à partir de 2028 affecte considérablement le prix des combustibles fossiles).
| Année | Électricité en €/kWh | Gaz naturel en €/kWh | Granulés de bois en €/kWh | Bois bûche en €/kWh | Fioul domestique en €/kWh |
|---|---|---|---|---|---|
| 2018 | 0,1617 | 0,0791 | 0,0587 | 0,0350 | 0,0920 |
| 2022 | 0,1948 | 0,1035 | 0,1014 | 0,0410 | 0,1494 |
| 2026 | 0,2440 | 0,1580 | 0,0790 | 0,0480 | 0,1180 |
| 2030 | 0,2770 | 0,1990 | 0,0870 | 0,0530 | 0,1500 |
| 2034 | 0,3140 | 0,2360 | 0,0960 | 0,0590 | 0,1700 |
| 2038 | 0,3570 | 0,2810 | 0,1060 | 0,0660 | 0,1930 |
| 2040 | 0,3800 | 0,3080 | 0,1110 | 0,0700 | 0,2060 |
| 2025 à 2040 | +60 % | +103 % | +43 % | +49 % | +80 % |
Les systèmes de chauffage actuels
Avec ces données, nous pouvons mettre en comparaison divers types de chauffages. Je vous propose ceux qui comptent parmi les plus populaires actuellement.
| Système de chauffage | Coût total sur 15 ans (avec les aides) |
|---|---|
| PAC air-eau | 22 300 € à 46 400 € |
| PAC air-air | 26 000 € à 45 800 € |
| Chaudière gaz à condensation | 43 900 € à 65 900 € |
| Chaudière à granulés | 36 000 € à 57 400 € |
| Radiateurs à inertie | 54 000 € à 84 700 € |
Gardez à l’esprit que les projections ne sont pas infaillibles et tout peut changer en cas de crise économique, de guerre ou de pandémie. Toutefois, les ordres de grandeur sont toujours une donnée qui permet de visualiser quelle énergie est plus abordable, sans pour autant comparer des chiffres.
Pour bien représenter une situation cadrée, je prends comme base une maison de 120 m², RT 2005, dans une région H2 à H1. Notez que toutes les solutions qui nécessitent des radiateurs à eau sont calculées dans l’hypothèse où le réseau hydraulique est déjà en place.
PAC air-eau
Les dépenses totales pour une PAC air-eau sur 15 ans vont de 22 300 € à 46 400 € en tenant compte des aides.
Les pompes à chaleur air-eau sont les appareils de chauffage les plus modernes et parmi les plus performants actuellement.
Leurs avantages techniques et énergétiques en font le système fléché par les pouvoirs publics pour effectuer une transition énergétique efficace et confortable.
Dans ce calcul, je prends en compte l’ECS (Eau Chaude Sanitaire), car il s’agit d’un avantage significatif des PAC air-eau.
- Investissement : de 10 000 € à 16 000 €.
- Coût énergétique : de 14 500 € à 25 000 €.
- Entretien : de 2 800 € à 6 000 €.
- Réparations éventuelles : 1 500 € à 3 000 €.
- Durée de vie : 10 à 20 ans.
- Dépenses totales sur 15 ans : 28 800 € à 50 000 €.
- Total en cas d’aides : 22 300 € à 46 400 € (MaPrimeRénov’ et CEE).
La PAC air-eau est le chauffage le plus économique de ce comparatif, en raison des aides. Si vous n’avez pas droit à MaPrimeRénov’, ce mode de chauffage reste très performant et confortable, mais n’est pas le plus économique.
Pompe à chaleur air-air
Pour une pompe à chaleur air-air, les dépenses totales vont de 26 000 € à 45 800 € avec les éventuelles aides.
Une PAC air-air n’est pas aussi performante et économique qu’une PAC air-eau, mais présente un investissement de départ plus abordable.
Ces chauffages ont une consommation électrique plus importante en hiver que la PAC air-eau, notamment dans les régions les plus froides.
Si vous habitez dans une région chaude, ce choix est alors justifié, car les dépenses en électricité sont moins importantes.
- Investissement : de 7 000 € à 11 000 € (plus 2 500 € à 4 000 € pour un ballon thermodynamique).
- Coût énergétique : de 13 500 € à 21 500 € (avec ECS par ballon thermodynamique).
- Entretien : 3 000 € à 6 500 €.
- Réparations éventuelles : 1 500 € à 4 000 €.
- Durée de vie : 10 à 15 ans.
- Dépenses totales sur 15 ans : 27 500 € à 47 000 €.
- Total en cas d’aides : 26 000 € à 45 800 € (CEE).
Si vous n’avez pas droit à MaPrimeRénov’, la PAC air-air est le chauffage le plus économique sur 15 ans d’utilisation, en prenant en compte l’installation et la consommation d’un ballon thermodynamique pour l’ECS.

Chaudière gaz à condensation
Pour une chaudière gaz à condensation, comptez de 43 900 € à 65 900 € sur 15 ans.
Les chaudières à condensation sont désormais les seuls modèles gaz que l’on peut faire installer.
Ces appareils très abordables à l’achat utilisent toutefois une énergie onéreuse, qui sera majorée dès 2028 par l’ETS2 (une sorte de « droit à polluer » qui ajoute environ 0,01 € par kWh consommé si la tonne de CO2 est échangée à 45 €).
- Investissement : 3 900 € à 4 900 €.
- Coût énergétique : 37 000 € à 53 500 €.
- Entretien : 2 000 € à 5 000 €.
- Réparations éventuelles : 1 000 € à 2 500 €.
- Durée de vie : 15 à 20 ans.
- Dépenses totales sur 15 ans : 43 900 € à 65 900 €.
Les chaudières gaz à condensation sont désormais l’un des modes de chauffage les moins économiques que vous puissiez installer. Si vous souhaitez faire des travaux maintenant, sachez que même si l’investissement est plus abordable que pour une PAC air-eau, les frais au bout de 15 ans seront supérieurs d’environ 15 000 € (voire plus si vous comptez les aides).
Notez que si votre maison est pourvue d’une VMC, une chaudière à combustible installée dans la surface habitable est souvent associée à une sortie ventouse qui ne perturbe pas la ventilation et offre un fonctionnement parfaitement sécurisé.
Chaudière à granulés
Le coût total d’une chaudière à granulés sur 15 ans d’utilisation varie de 36 000 € à 57 400 € (avec les CEE).
Les granulés sont l’une des énergies les moins chères au kWh. Toutefois, les chaudières à pellets souffrent de 2 inconvénients qui réduisent considérablement cet avantage :
- Un coût d’installation élevé.
- Des frais de maintenance importants sur une période de 15 ans.
Si vous avez toutefois de la place pour stocker les granulés, ce mode de chauffage reste relativement économique et, surtout, reste l’un des plus écologiques si les pellets sont d’origine française ou européenne.
- Investissement : 12 500 € à 15 500 €.
- Coût énergétique : 20 000 € à 30 500 €.
- Entretien : de 4 000 € à 9 000 € (ramonages et remplacement des bougies d’allumage compris).
- Réparations éventuelles : de 1 000 € à 3 000 €.
- Durée de vie : 15 à 25 ans.
- Dépenses totales sur 15 ans : 37 500 € à 58 000 €.
- Total en cas d’aides : 36 000 € à 57 400 € (CEE).
Radiateurs à inertie électriques
Avec un coût sur 15 ans compris entre 54 000 € et 84 700 €, les radiateurs électriques sont le système le plus cher (inertie, avec un ballon thermodynamique pour l’ECS).
Les radiateurs à inertie sont les moins énergivores de tous les radiateurs électriques, mais constituent le système de chauffage le moins économique de ce comparatif.
Je vous déconseille fortement ce choix si vous devez équiper une résidence principale située ailleurs que dans une région chaude et en basse altitude.
- Investissement : de 6 500 € à 15 000 € (plus 2 500 € à 4 000 € pour un ballon thermodynamique).
- Coût énergétique : de 43 000 € à 61 000 € (avec ECS par ballon thermodynamique).
- Entretien : de 1 400 € à 2 700 € (entretien du cumulus).
- Réparations éventuelles : de 600 € à 2 000 €.
- Durée de vie : 15 à 25 ans.
- Dépenses totales sur 15 ans : de 54 000 € à 84 700 €.
Bon à savoir
Je dois vous présenter 2 autres modes de chauffage, qui sont peu fréquemment installés, mais peuvent satisfaire des besoins bien précis.
- La chaudière à bois bûche : coût total sur 15 ans de 31 000 € à 53 000 € et de 29 500 € à 52 400 € avec les CEE.
- La PAC géothermique : les montants sur 15 ans vont de 31 000 € à 56 000 €, ou de 18 500 € à 49 400 € avec les aides.
Quel est le chauffage le plus économique selon des cas types ?
Pour choisir le système de chauffage le moins coûteux, vous pouvez donc mettre en relation ces estimations et votre situation.
Voici les situations les plus fréquentes dans la rénovation.
Mode de chauffage le plus économique pour une passoire thermique
Avant toute chose, changer de mode de chauffage dans une passoire thermique n’a de sens que si une isolation est réalisée en même temps ou prévue à courte échéance.
Dans une passoire thermique, les pertes de chaleur sont énormes et le chauffage doit diffuser beaucoup de chaleur en continu.
Dans ce cas il faut vous orienter vers un système hydraulique. Les radiateurs doivent nécessairement être haute température, car les modèles basse température ne sont pas suffisants pour compenser les déperditions.
Ainsi, pour une passoire thermique, le chauffage le plus économique est soit une PAC géothermique, soit une chaudière à granulés. Si vous pouvez bénéficier des aides, la solution géothermique est la moins onéreuse sur 15 ans à condition qu’elle soit techniquement réalisable sur votre terrain.
Pour une maison RT 2005
De nombreuses maisons RT 2005 étaient équipées de convecteurs électriques ou de chaudières gaz, qui gagnent de nos jours à être remplacés par des systèmes plus économiques.
Si vous pouvez profiter de MaPrimeRénov’ et que la maison dispose de radiateurs déjà installés, une PAC air-eau reste le système le moins coûteux sur le long terme, avec notamment une production d’eau chaude intégrée.
Sans les aides, si les radiateurs ne sont pas présents et si votre climat n’est pas trop rigoureux, une PAC air-air est également l’une des solutions les plus économiques, si elle est associée à un ballon thermodynamique pour l’ECS.

Pour une maison de 120 m² en rénovation énergétique (ITE neuve)
Si vous faites rénover l’isolation de votre maison, notamment avec une ITE (Isolation Thermique Extérieure), le chauffage qui lui est associé doit suivre ces changements.
Dans ce cas, les déperditions de chaleur seront sans doute très faibles. Vous pouvez alors vous orienter vers une PAC air-air ou une PAC air-eau, légèrement plus onéreuse au total (radiateurs déjà installés).
Notez que si la maison est très bien isolée et que son plan au sol le permet, un poêle à granulés ou à bûches peut satisfaire l’ensemble des besoins de chauffage. Une situation à clarifier avec la visite d’un chauffagiste.
N’oubliez pas que votre rénovation énergétique regarde l’isolation et le chauffage, mais aussi le type ventilation, qui devient dans ce contexte très important.
Système de chauffage le plus économique : en région froide ou chaude
Une maison RT 2005 en région froide ou en montagne doit recevoir une chauffe importante, malgré une classe DPE acceptable.
Dans ce cas, je vous recommande une chaudière à granulés ou à bois (dans les régions froides et en montagne, le bois est plus accessible), ou une PAC géothermique, surtout si le réseau hydraulique existe déjà.
Si vous habitez une région chaude (Méditerranée), une PAC air-air est la solution la plus économique sur 15 ans, si le plan de la maison permet de tirer des liaisons frigorifiques facilement.
Solution la plus rentable pour un appartement
En appartement, la marge de manœuvre est plus limitée, mais les besoins de chauffage sont en général moindres.
Si vous le pouvez, une PAC air-air est conseillée, notamment si l’immeuble est bien isolé. Le point positif, surtout si votre appartement est sous les combles, est que cette PAC peut climatiser.
Dans la pratique, de très nombreux appartements n’ont de place technique que pour une chaudière gaz à condensation. C’est, par exemple, le cas des immeubles qui avaient depuis des décennies une chaudière à combustible collective et donc un circuit hydraulique par appartement déjà installé, prêt à recevoir un système individuel.
Bon à savoir
Je tiens à évoquer 2 cas spéciaux supplémentaires, car ils concernent une part non négligeable de Français.
- Une maison de vacances : les maisons de vacances sont généralement occupées peu de temps durant l’année et principalement durant l’été et les vacances de Noël. Pour ce genre de bâtiment, la chauffe doit être rapide, idéalement pilotable à distance et sans entretien. Aussi, privilégiez une PAC air-air, des radiateurs à inertie connectés, ou si le pilotable n’est pas indispensable, un poêle à bûches.
- Une extension de maison : l’idéal est de vous repiquer sur le circuit de chauffage existant si cela est possible. Si la configuration du bâtiment l’empêche, orientez-vous vers une PAC air-air monosplit, un radiateur à inertie ou un poêle à granulés, selon le type de pièce (on ne met par exemple pas de poêle dans une chambre d’enfant).
Chauffage classique ou solution mixte ?
Toutes les solutions précédentes sont des modes de chauffage traditionnels. Il existe désormais des solutions hybrides qui proposent d’associer plusieurs systèmes.
Ces possibilités sont réservées à des cas bien précis et sortent en général des situations classiques.
Poêles bois ou granulés et PAC air-air 3 splits avec ballon thermodynamique
Sur 15 ans, ce système coûte de 36 000 € à 68 900 € avec les aides.
Cette combinaison propose un poêle dans le salon qui assure la chauffe de cette pièce, mais aussi de la cuisine et des couloirs, une PAC pour le chauffage des chambres et un ballon thermodynamique pour l’ECS (la salle de bain est équipée d’un sèche-serviettes soufflant).
- Investissement : de 10 500 € à 19 000 € (plus 2 500 € à 4 000 € pour un ballon thermodynamique).
- Coût énergétique : de 16 000 € à 28 000 € (ECS par ballon thermodynamique).
- Entretien : de 6 500 € à 13 000 €.
- Réparations éventuelles : de 2 000 € à 5 500 €.
- Durée de vie : 10 à 25 ans.
- Dépenses totales sur 15 ans : de 37 500 € à 69 500 €.
- Total en cas d’aides : 36 000 € à 68 900 € (CEE).
PAC air-eau hybride gaz
Ce mode de chauffage coûte de 34 000 € à 62 500 € sur 15 ans, en comptant les aides.
Il existe des solutions hybrides tout-en-un. Le meilleur exemple reste une machine associant en 2 unités (1 intérieure et 1 groupe extérieur) une PAC air-eau et une chaudière gaz à condensation.
La PAC assure l’essentiel du chauffage, mais la partie gaz prend automatiquement le relais lorsque les températures extérieures sont trop basses.
- Investissement : de 8 000 € à 14 000 €.
- Coût énergétique : de 25 500 € à 41 000 €.
- Entretien : de 3 500 € à 6 000 €.
- Réparations éventuelles : de 2 000 € à 4 500 €.
- Durée de vie : 15 à 20 ans.
- Dépenses totales sur 15 ans : de 39 000 € à 65 500 €.
- Total en cas d’aides : 34 000 € à 62 500 € (MaPrimeRénov’ et CEE).

Avis de l’auteur
Il existe également des systèmes solaires qui peuvent sembler très économiques.
Il s’agit de solutions qui ne sont pas toujours convaincantes pour le chauffage, notamment en rénovation.
- Le photovoltaïque : sauf dans le sud, en hiver les panneaux solaires ne sont pas assez performants pour alimenter une PAC de manière autonome. Le retour sur investissement est long et les coûts de fonctionnement en hiver restent élevés.
- Le solaire combiné (SSC) : il s’agit de panneaux solaires thermiques en toiture qui préchauffent l’eau de chauffage et l’eau sanitaire. Ils peuvent satisfaire de 20 à 40 % des besoins, mais représentent un investissement très lourd. Ils doivent en outre être associés à un autre système, par exemple une PAC air-eau. Le SSC n’est désormais plus subventionné par MaPrimeRénov’ et reste donc une solution peu fréquente en France.
Le chauffage le plus économique, c’est l’isolation
Je dois insister sur le fait que le mode de chauffage le plus économique reste celui qui doit compenser les déperditions de chaleur les plus faibles.
Ainsi, avant de comparer les systèmes de chauffage et de vous orienter vers le plus économique, je vous recommande d’inspecter votre isolation. Si votre maison a une classe DPE D à G, faites réaliser une isolation des combles ou une ITE.
Ces travaux, qui sont onéreux, vous permettent de réduire considérablement vos besoins de chauffage et offrent des économies qui s’étirent sur de nombreuses décennies.
En outre, une isolation très performante vous permet d’affronter les crises énergétiques à venir en toute sérénité, car elles auront un impact bien moindre sur vos finances.
Questions fréquentes
Les PAC sont considérées comme le chauffage d’avenir le plus économique et le plus polyvalent.
En région froide, les chaudières à bois ou granulés restent toutefois des solutions très performantes et moins onéreuses.
N’installez pas une PAC aérothermique si vous avez besoin d’eau de chauffage haute température. C’est typiquement le cas des passoires thermiques ou des logements situés en montagne.
Le chauffage le plus sain pour la santé est un chauffage rayonnant, car il propose une chauffe douce, progressive, sans brassage ni assèchement de l’air.
Sources