Monter un mur en parpaing
Points clés
- Le professionnel qui intervient pour monter un mur en parpaing est un maçon. Toutefois, selon la nature des travaux, un Bureau d’Études, un terrassier et un façadier peuvent aussi intervenir.
- Le terrassement et les fondations sont les premières étapes et sont destinés à préparer le terrain pour garantir la stabilité au sol du mur en parpaing.
- L’élévation des parpaings est réalisée rang par rang en vérifiant l’aplomb et le niveau avec le fil à plomb et le cordeau.
- Les finitions, type enduit et couvertines, sont essentielles afin de protéger le béton des intempéries et aussi pour lui conférer une esthétique plus aboutie.
Quel professionnel contacter pour monter un mur en parpaing ?
Pour faire monter un mur en parpaing, vous devez vous adresser à un maçon qui, le plus souvent, peut prendre en charge non seulement l’élévation des parpaings, mais aussi la préparation du terrain.
Selon le type de mur en parpaing que vous souhaitez faire monter, les préparatifs peuvent être plus ou moins complexes et faire intervenir d’autres professionnels :
- Un terrassier.
- Un architecte.
- Un bureau d’étude (ingénieur béton).
- Un façadier.
En effet, les murs structurels ou de soutènement engagent la sécurité de l’ouvrage et des usagers et doivent être dimensionnés et préparés par des professionnels spécifiques. Les finitions peuvent, elles, être réalisées par le maçon, mais, selon la surface à enduire, un façadier sera mieux équipé et pourra effectuer l’enduit plus rapidement.

Le terrassement, première étape avant de monter un mur
La très vaste majorité des murs nécessite un terrassement, même très simple, afin de préparer le sol à recevoir les fondations qui supportent le mur.
La situation la plus simple engage la création d’une fouille suffisamment large et profonde pour couler les fondations. Le terrassier applique généralement un fond de forme en sable ou granulat qui sert de base propre pour couler le béton de fondation.
Si vous devez faire monter un mur de soutènement, le terrassement est plus complexe. En effet, un soutènement indique en général un terrain en pente, qu’il faut donc décaisser avant les travaux de maçonnerie, avec souvent enlèvement des terres.
Ce type de terrassement est également plus important, car les fondations doivent être très robustes, le terrassier doit donc réaliser une fouille plus profonde et plus large.
Un mur destiné à constituer un bâtiment, par exemple un garage, doit aussi bénéficier de fondations adaptées, car l’ensemble de la structure représente un poids considérable. Là aussi, le but est d’assurer la stabilité de l’ouvrage dans le temps.
Les fondations, indispensables à la construction d’un mur
Tout mur en parpaing repose sur des fondations qui assurent sa stabilité face aux mouvements du terrain et sa robustesse face aux effets de levier (notamment si le mur est haut).
Pour les murs de clôture, de séparations et autres murs non techniques, le maçon peut dimensionner les fondations lui-même.
En revanche, pour les murs de soutènement, la poussée latérale très importante nécessite des calculs précis et complexes. En général, ce type de mur et ses fondations ont dimensionnées et détaillées par un Bureau d’Études (BE) ou un ingénieur béton.
Pour un mur en parpaing structurel, comme le mur périphérique d’une extension de maison, le maçon peut dimensionner les fondations en suivant les indications de l’étude de sol (G2, indispensable).
Si vous devez faire monter un mur en parpaing pour servir de mur de refend, les fondations sont très importantes et engagent la sécurité du bâtiment. Il faut alors vous adresser également à un BE qui donnera toutes les indications au maçon pour réaliser les bonnes fondations.
En général les fondations sont réalisées avec un béton que l’on coule dans un coffrage ou directement dans la terre, toujours avec une armature métallique, dont la résistance doit être adaptée au type de mur.
Monter un mur en parpaing : les étapes principales
Afin de monter un mur en parpaings, les étapes sont les mêmes pour un maçon ou pour un particulier. Le maçon bénéficie toutefois d’un savoir-faire et d’une expérience qui lui permet d’aller bien plus vite et de proposer un résultat impeccable. En outre, un maçon, contrairement à un particulier, possède une assurance décennale qui couvre tout problème de construction sur 10 ans, même en cas de dommages collatéraux.
Implantation
Avant mise en œuvre des parpaings et du mortier, la construction nécessite le marquage de l’emplacement exact du mur et la mise en place d’aides à la construction.
On reporte donc les dimensions et indications sur les fondations et on installe un ou plusieurs cordeaux qui servent de repère pour l’élévation.
Cette étape est indispensable et constitue la seule manière de positionner un mur en parpaing de la bonne manière.
Mise en place du premier rang
Le premier rang de parpaing est ensuite posé sur un lit de mortier assez épais dont le but est autant l’accroche de l’agglo, que le rattrapage d’un éventuel petit défaut de niveau des fondations.
La mise en place du premier rang de parpaings doit être faite minutieusement, car elle engage l’aplomb du mur et la bonne poursuite de la construction.
Si le premier rang est mal posé, le reste de l’élévation du mur se poursuit en essayant de rattraper ce problème à chaque rang.
Élévation du mur en parpaing
Les travaux se poursuivent avec les rangs suivants en alternant parpaing et mortier et en respectant une pose en quinconce des agglos. En bout de mur, on peut soit utiliser des demi-parpaings, soit les découper.
Chaque rang doit être vérifié avec un fil à plomb pour contrôler l’aplomb du mur ainsi qu’avec le cordeau pour vérifier le bon alignement et le niveau des blocs.
Selon le type de mur, on ajoute des fers à béton et on effectue des contrôles plus avancés avec un niveau et une règle en plus du fil à plomb et du cordeau.
Bon à savoir
Pour faire un mur en parpaings à bancher, seul le premier rang est maçonné. Les rangs suivants sont positionnés à sec, avec toutes les armatures métalliques. On remplit ensuite le mur de béton en le plaçant avec une aiguille vibrante. Selon l’ampleur des travaux, on utilise du béton mélangé sur le chantier ou on fait appel à un camion-toupie.
Chaînages et béton armé
La majorité des murs en parpaing comportent un système de chaînage qui donne à l’ouvrage une partie de sa stabilité.
Pour un mur en parpaing, les chaînages horizontaux sont constitués par les fondations et par le chaînage de couronnement en haut du mur (ou, pour un mur de bâtiment, au-dessus de chaque étage).
Les chaînages verticaux sont des poteaux en béton armé qui interviennent à chaque extrémité du mur et tous les 3 à 4 m (et en encadrement de chaque ouverture).
Les chaînages sont toujours liés aux réservations des armatures qui proviennent des fondations et assurent ainsi la robustesse du mur en parpaing.
Notez que même lorsqu’on monte un mur en parpaing à bancher, les chainages armés sont indispensables, pour les extrémités, mais aussi pour les renforts intermédiaires.
Construction d’un mur : angles, linteaux et ouvertures
Monter un mur en parpaing destiné à constituer un bâtiment nécessite plus d’attention technique, notamment au niveau des angles, des linteaux et des ouvertures. Un maçon soignera sans aucun doute ces éléments, car ils engagent également la santé structurelle de l’ouvrage.
Pour monter les angles d’un mur en parpaing, on utilise des parpaings d’angle qui bénéficient d’une ouverture permettant d’insérer une armature métallique et d’y couler du béton. Les parpaings d’angle permettent essentiellement de créer un poteau d’angle en béton armé, avec très peu d’effort et de matériel.
Si le mur en parpaing a des ouvertures, elles doivent être surplombées par des linteaux supportés par des jambages. Les linteaux et les jambages sont le plus souvent des blocs de béton armé moulés en usine qui permettent de reprendre les descentes de charges au-dessus de l’ouverture et de les répartir correctement. Selon les cas, le maçon peut réaliser les linteaux et jambages sur place en les coulant directement.
Finitions d’un mur en parpaing
Pour finir les travaux de construction d’un mur en parpaing, le maçon réalise généralement 2 opérations, le revêtement et la couverture du mur.
Le revêtement de la majorité de murs en parpaing est un enduit monocouche projeté qui reçoit une finition écrasée, grattée ou autre. L’enduit protège le mur des intempéries et évite la dégradation du béton.
Il faut toutefois attendre 2 à 3 semaines après les travaux de maçonnerie pour faire réaliser l’enduit, car le béton a un retrait inévitable qui peut faire craquer l’enduit.
On associe le plus souvent aux travaux de murs extérieurs des couvertines. Les couvertines sont des éléments qui recouvrent la partie supérieure du mur.
Pour la pose des couvertines, il faut attendre entre 1 et 2 semaines, afin, que l’arase soit sèche et suffisamment solide pour recevoir ces éléments.
Quel est le prix pour faire monter un mur en parpaing ?
Pour faire monter un mur en parpaing par un maçon, il faut compter en moyenne de 200 € à 450 €/m² pour un mur de clôture avec fondations, élévation et enduit sur les 2 faces.
Pour un mur de soutènement en parpaings à bancher, le coût est plus élevé, de 350 € à 600 €/m².
Le prix d’un mur en papraing peut en outre varier selon l’emplacement du chantier, la nature du terrassement et les finitions souhaitées.
Sommaire
- Quel professionnel contacter pour monter un mur en parpaing ?
- Le terrassement, première étape avant de monter un mur
- Les fondations, indispensables à la construction d'un mur
- Monter un mur en parpaing : les étapes principales
- Construction d’un mur : angles, linteaux et ouvertures
- Finitions d'un mur en parpaing
- Quel est le prix pour faire monter un mur en parpaing ?